L'ambiance est à l'accalmie sur la flotte de la Transat Jacques Vabre et chacun prend son rythme. Après une première nuit chahutée, la deuxième s'est révélée sous un autre jour, Eole jouant les variations et quelques grains piégeux venant semer le trouble au lever du jour. Avec moins de vent que prévu et une mer qui reste très désordonnée, les conditions sont encore inconfortables mais tendent à l'amélioration. Fermant la marche après l'abandon hier des frères Mabit, Erwan Le Roux et Didier Le Vourch se débarrassent petit à petit du mal de mer qui les tient depuis le départ et poursuivent leur descente dans le Sud, à la rencontre de la dorsale.

Transat Jacques Vabre 2011 Contacté à la vacation de midi par l'organisation, le skipper de FenêtréA-Cardinal revenait sur la vie à bord et les conditions rencontrées sur l'Atlantique :

Sur le début de course et l'organisation à bord ?

"Ce n'est pas très facile depuis le départ mais ça va aller en s'améliorer. La mer à tendance à se ranger comme il faut et ça va aller de mieux en mieux dans les 24 prochaines heures. Notre bateau est plus bas sur l'eau que les autres et forcément l'atmosphère est un peu humide. A nous de trouver le bon rythme pour que ça aille vite sans trop taper. On est malade depuis le départ, mais comme on se connait parfaitement bien avec Didier, on arrive à faire les manœuvres ensemble et à se reposer dès que possible. On est mieux allongés en ce moment ! En fait on se croise juste pour les manœuvres.

Sur les conditions actuelles ?

"Actuellement, nous avons 15 nœuds de vent, 3 à 4 mètres de houle de Nord Ouest et 3 mètres de Sud... c'est assez croisé! On arrive quand même à faire avancer notre bateau à 15 nœuds et même à 20 dans les grains, mais ce n'est pas très confortable. Il y a du soleil et ça c'est important. Le prochain dilemme sera de négocier la dorsale et de bien se présenter à la dépression dans trois jours..."